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Canal public / L'Echo des Jeunes

mars 2018 EDJ

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7. 07 29 mars 2018 espérons pouvoir participer aux prochaines éditions! Bechet Nicolas, Vice-président de la section Sud-Lux  A la pause de midi, tous les participants se sont retrouvés autour d’un barbecue. Cette journée constitue un moment fort de convi- vialité pour l’ensemble des membres de la pro- vince de Namur. Les participants ont été très satisfaits des retours positifs pour la tenue et l’organisation de la manifestation. La FJA de la province remercie toutes les équipes, les arbitres et toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette journée. William Stephenne, Président de la Section Provinciale de Namur Communication positive des Jeunes Agriculteurs: 2000 flyers distribués aux consomma- teurs, plus de 2900 partages et 220 000 vues de cette publication sur la page Facebook de la FJA – N’oubliez pas de «Liker» notre page Facebook!!! Les Jeunes Agriculteurs SE MOBILISENT: ◊ N ous ne sommes pas à l’origine du scandale VEVIBA ◊ N ous travaillons avec passion et de façon respon - sable en respectant les normes les plus strictes Le saviez-vous ? Le secteur de l’élevage génère des milliers d’emplois en Wallonie L’élevage favorise la diversité des paysages et oeuvre à la préserva - t ion de l’environnement La viande bovine contribue largement à une alimentation saine et é quilibrée Prenons en main l’agriculture de demain ! Nous avons besoin de vous : NE BOUDEZ PAS NOTRE VIANDE ! CONTINUEZ À CONSOMMER LOCAL ! Suite au scandale « Véviba » et quelques jours avant la «Quinzaine du bœuf », les membres de la FJA de Waremme et de Centre-Ardennes ont décidé d’agir: ils se sont mobilisés à l’entrée de 2 magasins pour y réaliser un barbecue. But de la manifestation: regagner la confiance des consom- mateurs en rappelant que les agri- culteurs ne sont en rien responsables de cette fraude. Ils ont à cœur de produire une viande de qualité selon des normes environnementales, sani- taires et de bien-être animal extrême- ment strictes. C’est aussi l’occasion de passer un moment d’échanges, de Les sections locales mobilisées à l’entrée des grandes surfaces de Ans et de Bertrix convivialité et de gourmandise auprès du grand public. Le message diffusé est clair: acheter de la viande bovine wallonne, c’est défendre les éleveurs et les emplois! La FJA ne peut que saluer l’accueil que leur ont fait les citoyens et espérer que cette action aura une influence sur les choix de consom- mation des clients sensibilisés. A souligner également le bon écho de la presse suite à ces deux événements. Loïs Kleyntsens, Trésorier de la section de Waremme Steeve Pierre, Président de la section de Centre-Ardennes La FJA de Philippeville couvre un très large territoire qui s’étend de Philippeville jusqu’à la frontière fran- çaise, en passant par Couvin. De ce fait, nous sommes beaucoup de membres actifs provenant de sec- teurs variés de l’agriculture et de régions agricoles diversifiées. C’est ce qui fait notre force. Afin de renforcer et de tisser des liens entre les membres et leur famille mais aussi avec les voisins agricul- teurs, proches du milieu ou intéressés par le domaine, nous accordons de l’impor- tance à organiser annuellement notre souper St Eloi. C’est pourquoi, le 25 novembre dernier, nous avons organisé ce souper au lieu-dit «La laiterie», dans le village de Rosée dans l’entité de Philippeville. Comme chaque année, nous avons mis l’ac- cent sur le prix demandé, qui doit être abor- dable pour tous. C’est pourquoi le souper est en partie financé par la section. Ce moment festif est réalisé dans un cadre relevé : tenues de gala, mousseux et zakous- Belle organisation pour le souper de la FJA de Philippeville kis en apéritif, service à table ; cette soirée est un avant-goût des fêtes de fin d’année. Les membres de la section en profitent autant que les invités, l’objectif étant de profiter de l’ambiance et de s’en imprégner au maxi- mum. Dans une cohue organisée, la soirée qui débutait par l’apéritif a été animée par de nombreuses retrouvailles des jeunes comme des moins jeunes. Une fois attablés, les conversations se sont enchainées et les rires ont résonné dans la salle autour du repas servi avec soin. Les deux salles ont permis de continuer le repas dans le calme pour certains tandis que d’autres pouvaient déjà se laisser entrainer par la musique de renom que connaissent bien les FJA. Cet événement a permis d’offrir un mo- ment convivial à tous (membres et non- membres) et nous en garderons de bon sou- venir. Rendez-vous dans moins d’une année, le 24 novembre, pour gouter à cet événement de renommée. Jonathan Bayet et Clémence Claeys, Vice- présidents de la FJA de Philippeville

6. 06 29 mars 2018 Les membres en action... Suite aux élections, notre comité Mons-Quiévrain a beaucoup changé en ce début d’année 2018. En effet, le noyau du groupe a désiré se retirer de l’organisation tout en restant présent lors des événements. Les reprises de fermes commencent, les couples s’ins- tallent, et ce n’est pas toujours facile de trouver du temps pour s’investir à fond dans la FJA. Nous remercions tous les anciens pour leur travail et leur dévouement. La Fja Mons Quiévrain est une belle et grande famille, chez nous se sera tou- jours chez vous! Le souper du 23 février 2018 qui a ac- cueilli un peu plus de 200 personnes, espérons pouvoir participer aux prochaines éditions! Bechet Nicolas, Vice-président de la section Sud-Lux  Cette année, le nouveau comité de la section locale de Blegny a souhaité modifier la formule du repas annuel. Ils ont combiné humour et gastro- nomie! Ce fut un beau succès: 160 personnes sont venues se détendre le 11 février à la salle au «Bienvenu» à Cerexhe. Olivier Vidick, humoriste, à déridé les plus sérieux de l’assemblée avec son spectacle 100% terroir: «La vie selon Jules». Ensuite, les spectateurs ont pu partager un bon repas! Un beau succès pour le souper organisé par le nouveau comité de la section locale de Mons-Quiévrain Ce dimanche 25 mars, la FJA de la province de Namur a organisé un tournoi de volley et mini foot au Centre Namurois des Sports. 23 équipes se sont données rendez-vous, soit plus de 100 membres qui se sont ainsi affrontés amicalement dès 10h. A l’issue du tournoi, l’équipe de la FJA de Beauraing a émergé suivi de Ciney, Eghezée et Gembloux. La section de Beauraing était bien en forme: elle a égale- ment été déclarée vainqueur du tournoi de volley. Les équipes de Fosses et Gembloux ont complété le podium. C’est la première fois qu’une même section gagne les 2 tournois! A la pause de midi, tous les participants se sont retrouvés autour d’un barbecue. Cette journée constitue un moment fort de convi- vialité pour l’ensemble des membres de la pro- vince de Namur. Les participants ont été très satisfaits des retours positifs pour la tenue et l’organisation de la manifestation. La FJA de la province remercie toutes les équipes, les arbitres et toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette journée. William Stephenne, Président de la Section Provinciale de Namur Une belle réussite pour le traditionnel tournoi sportif de la Province de Namur Les membres de la FJA de Sud-Luxembourg participent aux carnavals de la région Formule innovante pour la FJA de Blegny: un souper-spectacle à la hauteur! Une atmosphère conviviale et chaleureuse a rayonné toute la soirée. Bravo à toute la sec- tion pour cette première organisation! Pauline Dethier, secrétaire de la FJA BLEGNY casion pour tous les comités des différentes régions, d’échanger sur les activités de l’an- née, sur les projets, les cultures,... Ce souper a aussi permis à la nouvelle équipe de faire plus ample connaissance, de créer des liens et d’apprendre à travailler ensemble. Nous avons commencé ce repas par un apé- ritif que nous voulions convivial. Les tables hautes étaient donc de sortiespour l’apéritif servi à volonté et agrémenté de nombreux zakouskis. Vu le retour des assiettes vides, le repas fut apprécié. Il s’est terminé par un buf- fet de desserts variés préparés par le comité. Le souper s’est clôturé aux petites heures du matin après une soirée dansante bien animée. Ce fut une belle réussite! Merci pour votre collaboration! Chloé Bekaert, secrétaire de la FJA Mons- Quievrain fut notre première activité, nous y tenons particulièrement car il permet aux anciens et aux nouveaux de faire connaissance, aux différents agriculteurs de se revoir ou de se rencontrer. Nous remercions d’ailleurs les per- sonnes et les comités présents. C’est aussi l’oc- Conception d’un char et défilés dans le centre-ville d’Arlon, d’Heinstert, Meix-devant- Vrton, ...: tel est le programme des membres de la FJA de sud-Luxembourg les week-ends du mois de mars et avril. Participer à un carnaval, cela demande pas mal d’organisation. En effet, les membres de la section se sont affairés autour de la construction d’un char imposant. Une se- maine durant, ils ont cloué, vissé, scié et peint l’engin qui a fait une sortie très remarquée lors des différents cortèges. Cela en valait vrai- ment le détour: «c’est très amusant et convi- vial de travailler ensemble autour d’un projet commun. Nous sommes tous motivés à par- ticiper aux différents cortèges de la région. Pour nous, c’est une réelle réussite!» Nous

2. 02 29 mars 2018 Assemblée annuelle 2018 : «L’image de l’agriculture : les Jeunes Agriculteurs prennent la main» La FJA a consacré sa traditionnelle assemblée annuelle sur la thématique liée à l’image de l’agriculture. Une analyse de la situation, un sondage des consom- mateurs via un micro-trottoir et le témoignage de plusieurs orateurs ont ryth- mé cette soirée. Un chapitre syndical a également été abordé en présence des Ministres Collin, Ducarme et Borsus. pas aussi mauvaise que ce que les acteurs du secteur peuvent en penser. Cependant, force est de constater que le grand public mécon- nait manifestement les réalités du secteur agricole, notamment en termes de santé et d’environnement. Une vaste étude Enquête (Weber Shandwick) réalisée auprès des consomma- teurs et des jeunes agriculteurs belges en juil- let 2017 apporte des résultats comparables: l’agriculture est très bien perçue, 2 Belges sur 3 (63 %) ayant un avis très positif. Cela dit, le consommateur ne connait pas suffisamment les pratiques du secteur. En effet la connais- sance de l’agriculture chez le consommateur est historiquement basse. Le Belge s’attribue en moyenne une note de 4.4 sur 10 sur la question. De plus, seulement une personne sur 5 pense que l’agriculture est promise à un bel avenir. D’après le consommateur, le prix est le principal défi. Autre point de l’enquête: les jeunes agriculteurs considèrent claire- ment leur secteur comme très innovant, alors que le consommateur a une image désuète de l’agriculture. En effet, à peine un Belge sur 10 estime que le secteur évolue positivement. Ceci constitue clairement un défi pour la nou- velle génération d’agriculteurs. Via son vice-président National Sébastien Geens, la FJA annonce sa volonté de renforcer l’image positive de l’agriculture auprès du grand publicet ainsi montrer aux consomma- teurs, notamment à ceux qui ont un discours critique sur l›agriculture, que nous sommes des professionnels qui aimons notre métier et qui le faisons bien, en respectant des normes très strictes. Il termine son intervention en précisant qu’il est primordial de sortir de notre réseau habituel et de communiquer sur des points clés tels que l’entrepreneuriat, l’innovation et la durabilité. Les participants venus en nombre le 22 février dernier à Gembloux sont tous convaincus qu’il est important de promouvoir le métier d’agricul- teur. Cette volonté s’inscrit dans un contexte où l’image de l’agriculture est trop souvent injustement ternie. La première partie du congrès était consacrée à une analyse de la situa- tion via des constats. Deux questions ont été proposées au public. Les per- sonnes présentes ont pu ainsi par- tager leur opinion grâce à un vote. Les réponses ont été comparées à celles exprimées par des passants namurois: un micro-trottoir réalisé quelques jours avant le congrès a per- mis de récolter l’avis des consomma- teurs. Un constat intéressant a pu être réalisé: les agriculteurs bénéficient d’un bon capital sympathie. L’image de l’agriculture et de l’agriculteur n’est Astuces pour une communication externe réussie Par le biais d’une interview vidéo, Antoine Part, responsable com- munication chez Passions Céréales, a partagé son expertise à propos de l’image de l’agriculture. Il a également développé les bons réflexes pour parler de son métier. Françoise Deliège Le lien entre les agriculteurs et le grand public est une notion de stéréotypes Le constat: L’agriculture est souvent associée à des images désuètes. Ces clichés persistent aujourd’hui car ils ont existé. Lorsque la société a évolué, les agriculteurs aussi ont évolué, mais ils ne l’ont sans doute pas assez montré! Donc l’image persiste! Il ne faut pas se dire que le monde agricole doit avoir telle ou telle image. Ce n’est pas possible, nous avons une diversité d’agriculture! Il ne faut pas construire son image, il faut laisser aux autres la possibilité de vous voir évoluer! Astuce: Lorsque vous devez intervenir quelque part, montrez-vous comme vous êtes! Vous avez un capital sympathie certain! Il faut associer l’agriculture à des valeurs Les constats: Le grand public voit aussi les choses positives de l’agriculture: les pay- sages, le caractère nourricier, l’attachement au travail, ... L’agriculture est souvent source de solution plutôt que de probléma- tiques: alimentation saine et durable, qualités des productions, ... Astuce: Tentez de positionner systématiquement l’agriculture comme une source de solutions... Et non de problèmes Il faut avoir confiance dans sa capacité à expliquer Il faut viser la proximité Constat: Nous n’avons pas nécessairement réponse à tout. Quand vous pre- nez la parole, il faut limiter les enjeux. Il faut parlerde ce que vous connaissez le mieux, c’est-à-dire votre métier! Vous ne vous ferez pas coller! Le plus difficile est sans doute de savoir s’arrêter au bon moment. Astuce: Ne vous perdez pas dans un argumentaire trop compliqué, appuyez-vous sur ce que vous faites sur votre ferme! Ayez confiance en vous! Constat: C’est au quotidien que doit se faire la vraie communica- tion. La confiance est plus forte si c’est local, l’atten- tion sera également plus importante. Si on fait une action, il faut la faire avec ses propres voisins: si chacun agit à son niveau, au final, cela donnera une grande action! Astuce: Dépensez votre énergie dans la proximité : cherchez à parler à votre voisinage, aux gens qui vous entourent Il faut mettre en avant les intérêts communs Constat: En tant qu’agriculteur, vous êtes également consommateur et vous faites partie intégralement de la société: vous mangez des produits de qualité , ... Astuce: Incluez-vous en tant que consommateur, valorisez les intérêts qui vous rapprochent de votre interlocuteur La communication, ce n’est pas un combat mais un dialogue Constat: Il ne faut pas avoir comme objectif de convaincre à tous pris! Faire évoluer, même faiblement, ses interlocuteurs de manière positive, c’est déjà bien! Si les agriculteurs ne prennent pas la parole, les autres la prendront à votre place. Astuce: Aborder votre interlocuteur avec un sujet qui le concerne, positif, non polémique et si possible original En guise de conclusion: Avant, les agriculteurs n’avaient pas l’envie ou le souhait de porter leur propre image. Aujourd’hui, ce n’est plus possible! En tant qu’agri- culteur, vous devez prendre la parole et vous exprimer sur ce que vous souhaitez que le public sache de vous! Vous devez être dans la mouvance de cette nouvelle génération d’agriculteurs qui aiment leur métier, qui veulent que cela se sache et qui sont source de solution et non de problème. Mais encore: Soyez zen, calme, positif et constructif! Acceptez la critique et surtout séduisez le grand public en les faisant rire et rêver! Le responsable communication chez Passion Céréales nous fait part des piliers fondamentaux pour commu- niquer efficacement Le vice-Président Sébastien Geens a animé le vote de l’assemblée annuelle Les participants de l’assemblée annuelle sont invités à se positionner Les passants namurois sollicités par la FJA lors du micro-trottoir

1. N° 159 29 mars 2018 Journal officiel de la Fédération des Jeunes Agriculteurs Fédération des Jeunes Agriculteurs - Chaussée de Namur, 47 - 5030 Gembloux Tél. 081/60.00.60 - Fax 081/60.05.27 - E-mail: info@fja.be - Site: www.fja.be 01 29 mars 2018 Edito Cultivons notre image ! Le scandale «  Veviba  » rappelle Ô combien il est indispensable de communiquer sur l’image du métier d’agriculteur. Notre assemblée annuelle du 22 février dernier avait justement comme thème central « L’image de l’agriculture, les Jeunes Agriculteurs prennent la main ». En tant qu’organisation de jeunes agriculteurs, nous devons être acteur et communiquer sur notre métier. Ce congrès a été marqué par la mise en place de projets qui vont dans ce sens. Ce fut également l’occasion d’interpeller les Ministres sur les dossiers qui rythment et rythmeront 2018. Vous trouverez de larges extraits de cette soirée dans cet EDJ. Pierre André «Il y aura un avant et un après Veviba» Le sandale «Veviba» est un nouvel upper- cut pour les agriculteurs. Avec les consomma- teurs, ce sont les principales victimes de cette affaire. Il y a aura un avant et un après Veviba. Très certainement. De nouvelles pratiques de fonctionnement assurant un maximum de transparence au sein des maillons de la chaine agroalimentaire en général, et des abattoirs en particulier devront voir le jour rapidement. Les composantes de la concerta- tion chaîne débattent en ce moment sur des mesures allant en ce sens. Cela passera iné- vitablement par une meilleure coordination des divers organismes de contrôle. Cette crise doit être également une oppor- tunité d’appeler à plus de transparence, là en- core, sur la répartition des marges. Il semble que pour l’instant les agriculteurs soient les parents pauvres alors qu’ils constituent le maillon central de la production. «Les agriculteurs doivent devenir les propres acteurs de leur communication» Ensuite, ce scandale vient (malheureuse- ment) une nouvelle fois apporter de l’eau à notre moulin: Il est devenu indispensable pour les agriculteurs de demain de devenir les propres acteurs de leur communication. Ce sont en effet eux qui connaissent le mieux leur métier. Nous savons, nous, que les agri- culteurs réalisent leur métier avec passion et respectent des normes très strictes au jour le jour en terme de respect de l’environnement, de santé et de bien-être animal. Nous en voulons pour preuve que le secteur agricole constitue le meilleur élève de l’ensemble des secteurs contrôlés par l’AFSCA avec plus de 95 % des contrôles sans aucune remarque. Les consommateurs n’en sont pas toujours conscients, eux qui sont régulièrement inon- dés de campagnes ou de reportages média- tiques faits d’analyses subjectives, de procès à charge qui stigmatisent tous les agriculteurs sans distinction ni nuance. A nous de prendre notre communication en main et démontrer ainsi que cela ne représente pas l’agricul- ture telle que nous la pratiquons en Région Wallonne. De cela, chers membres, vous en êtes convaincus puisque vous l’avez mis en évi- dence à plus d’une reprise lors de rencontres qui avaient pour objectif de recueillir vos besoins et attente vis-à-vis du mouvement. De fait, un des éléments récurrents: le bashingdont l’agriculture est victime (bien-être animal, usages des produits phytos, etc.). Les sujets de controverses ne manquent pas! En effet, vous regrettez, à juste titre, amère- ment la remise en cause croissante de votre travail, de vos efforts pour produire mieux, dans l’intérêt de tous. Pour combattre les préjugés, les jeunes agricul- teurs sont de plus en plus nombreux à exprimer leur besoin de faire connaître leur profession au grand public. Ce n’est pas auprès des causes perdues, fort heureusement minoritaires que nous devons agir (par exemple auprès des végans pour ne pas les citer) mais bien sur le reste de la population, qu’il soit a priori alliés voir indécis. Nous devons agir autour de nous. En tant que jeunes agriculteurs, nous devons être capables de communiquer sur notre métier auprès de nos proches afin de lever toute ambiguïté voire tordre le cou aux préjugés. C’est le cas lors de discussions avec des membres de la famille ou des amis qui ne sont pas du milieu agricole mais aussi avec nos voisins. Pour communiquer efficacement, il ne faut pas chercher à raisonner sur l’agriculture en général, il faut simplement parler de nos pratiques quoti- diennes : raisonnement de l’emploi des intrants, bien-être animal, ... Bref, ce que nous maitrisons le mieux. Comment y parvenir? Nous proposons de continuer à explorer diffé- rentes pistes d’actions collectives pour communi- quer positivement sur l’agriculture: • La FJA est un lieu de positionnement et de repré- sentation des intérêts des jeunes agriculteurs. Nous obtenons des avancées, il convient de le faire savoir; • Un site internet, une page Facebook et un compte Twitter ont été mis en place. Nous devons continuer à les exploiter au mieux et les améliorer; • A côté de cela, le travail de communication doit se poursuivre via tous les canaux possibles avec une seule et unique finalité: mettre en avant l’image positive de notre agriculture et de notre fédération. Pour ce faire, il conviendra de mobiliser du temps et de dégager des nouveaux moyens pour créer de nouveaux outils. Concrètement, nous vous proposons de tourner de courtes vidéos dans vos exploitations pour mettre en avant vos bonnes pratiques. Nous allons dans le courant de ce premier se- mestre, vous proposer des formations afin que vous puissiez acquérir les compétences nécessaires pour assurer la promotion de votre métier. Ces formations pourront vous permettre, avec l’aide de vos permanents, de réaliser une action par exemple sous forme de supports visuels qui seront projetés lors de la foire agricole de Libramont. Afin de créer une saine émulation, un concours sera orga- nisé! Les modalités vous seront communiquées rapi- dement! Les lauréats seront récompensés! L‘objectif principal du projet: encadrer les jeunes agriculteurs pour la mise en place d’actions de com- munication qui véhiculeront une image positive de l’agriculture. Par ailleurs, ne perdons pas de vue que de nom- breux événements existent déjà et qu’ils sont des terreaux propices à la diffusion de nos messages. Les «fermes en ville» en sont un parfait exemple. La dé- marche d’aller à la rencontre des citoyens nous parait un concept idéal pour transmettre nos messages. Cela dit, si l’outil existe, il n’est pas suffisamment exploité. A ce propos, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils mettent réellement des moyens en œuvre pour optimiser l’efficacité de ces rendez-vous. Par ailleurs, participer à différentes foires agricoles et aux « Journées Fermes Ouvertes » doit également rester une priorité. Tous ces moyens d’actions que je viens d’énoncer sont complémentaires. Travaillons ensemble à leur mise en œuvre, avec force et détermination. Bref, apprenons à communiquer communiquer pour être les réels acteurs de notre avenir! Le Président Pierre André a présenté les actions que la FJA souhaite mettre en place pour former les membres à la commu- nication Nouveaux Membres du Bureau National FJA 2018 Pierre André, Président National Pierre a 27 ans et est agri- culteur à Flostoy. Il a, depuis de nombreuses années, la fibre syndicale ce qui la mené à se présenter et être élu président de la FJA pour un quatrième mandat. Depuis l’obtention d’un baccalauréat en agrono- mie en 2012, il travaille sur l’exploi- tation de ses parents. Il s’est installé comme agriculteur à titre principal le premier aout 2015. Pierre souhaite poursuivre sur sa lancéeen suivant les dossiers liés aux jeunes agriculteurs et à leur installa- tion afin de défendre au mieux leurs intérêts : finalisation de la réforme sur le bail à ferme, mise en place de la PAC-post 2020, ... Maintenir un tissu rural dynamique, notamment parce que la population agricole diminue sans cesse est pour lui une priorité. Il souhaite mobiliser du temps et dégager des nouveaux moyens pour apprendre à mieux communiquer et mettre en avant l’image posi- tive de notre agriculture et de notre Fédération. Robin Vanneste, Vice-Président Robin a 21 ans et habite à Seneffe. Il est membre à la FJA depuis 2014. Aujourd’hui, il est trésorier de sa section locale et vice-président à la provinciale du Hainaut. Après avoir réussi sa formation en tant que tech- nicien en agriculture à l’Ecole Provinciale d’Agro- nomie et des Sciences de Ciney, Robin a travaillé sur l’exploitation familiale, spécialisée en élevage BBB et grande culture. Aujourd’hui, il est installé en tant qu’agriculteur à titre principal en produc- tion maraichère biologique. Les légumes issus de sa production sont vendus à la ferme et dans les magasins de proximité. Robin souhaite relayer au mieux les revendi- cations de sa province à l’échelon national et il va suivre de près les problématiques liées à l’ins- tallation des jeunes agriculteurs. Il s’est engagé également en tant que vice-président dans le but d’alimenter les réflexions concernant les outils à développer afin de communiquer efficacement sur le métier d’agriculteur. Sébastien Geens, premier Vice-Président Sébastien a 32 ans et habite la région de Namur à Villers-les-Heest. Il est à nouveau élu vice-président pour la 4ième année consécutive. Après ses études en agronomie à l’ISI Huy, il débute comme perma- nent dans le bureau adminis- tratif de la FJA. Aujourd’hui il travaille comme secrétaire FWA à Eghezée tout en étant agriculteur sur l’exploitation qu’il a reprise à ses parents en association avec son frère. Sébastien est membre de la FJA d’Eghezée. Il est passionné par le secteur agricole et il se préoccupe fort de l’avenir. C’est pourquoi il souhaite continuer à s’investir dans le mouvement au niveau national. Sébastien considère qu’il est indispensable de représenter les jeunes et leur profession: il faut agir autour de nous. En tant que jeunes agriculteurs, nous devons travailler ensemble, avec nos représentants, nos politiques, les consommateurs ... afin d’apporter des actions collectives et efficaces! Mickaël Ogiers, Vice-Président Mickaël a 29 ans et habite Nalinnes en Province de Hainaut où ses parents ont une exploitation agricole. En 2013, il obtient son diplôme en agronomie à l’ISI Huy. Il a travaillé au CGTA à Gembloux quelques années. Aujourd’hui, Mickaël est chargé de relations agricoles à la banque CBC. Il s’investit également dans l’exploita- tion familiale. Il occupe la place de vice-président national depuis 4 ans. Ancien trésorier de la FJA TNG et ancien délégué à la province de Hainaut, Mickaël souhaite continuer à travailler sur les pro- blématiques syndicales. Mathieu Schuurman, Vice-Président Mathieu a 28 ans et il habite Henri-Chapelle. Il a effectué des études en menuiserie. Par la suite, il a suivi les cours A et B organisés par la FJA à La Reid. Mathieu s’est installé sur l’exploitation familiale spécia- lisée en production laitière le premier juillet 2016. Mathieu a été élu vice-président dans la section locale d’Henri-Chapelle. Il s’est présenté et a été élu au niveau du Bureau National pour la seconde an- née. Il s’est engagé dans le mouvement dans le but de défendre les jeunes agriculteurs et de les aider dans tous les secteurs. Pierre Sansdrap, Vice-Président Pierre Sansdrap a 27 ans et habite à Chaumont-Gistoux. Après avoir obtenu son diplôme de technicien en agronomie à l’EPASC à Ciney, il a été enga- gé à mi-temps au centre de recherche agronomique de Gembloux. Il a repris l’exploitation familiale, en association avec son papa, en février 2016. C’est une exploitation polycultures-élevage. Il fait éga- lement partie de la commission Viande à la FWA. Pierre est membre à la FJA WPJ depuis 2010. Pour lui, s’engager en tant que vice-président au bureau national à la FJA, c’est montrer que les jeunes sont impliqués. Il faut continuer à défendre la profession car les jeunes sont les agriculteurs de demain! Voici une brève présentation des membres du Bureau national FJA 2018. Dans la prochaine édition de l’Echo Des Jeunes, vous retrouverez une interview plus détaillée de chacun d’entre eux. Françoise Deliège

3. Bilans des actions chez les agriculteurs français Avant, les agriculteurs n’avaient pas l’envie ou le souhait de porter leur propre image. Aujourd’hui, ce n’est plus possible! En tant qu’agri- culteur, vous devez prendre la parole et vous exprimer sur ce que vous souhaitez que le public sache de vous! Vous devez être dans la mouvance de cette nouvelle génération d’agriculteurs qui aiment leur métier, qui veulent que cela se sache et qui sont source de solution et non de problème. 03 29 mars 2018 Nous avons eu le plaisir d’accueillir 3 jeunes agriculteurs qui ont décidé de pas- ser à l’action. Ils souhaitent tous renverser la tendance et améliorer l’image de l’agriculture. Cyrille Champenois est agriculteur en Champagne, il est également pré- sident de «France agritwittos». C’est une association d’agriculteurs et d’ac- teurs du monde rural, tous accros du réseau social Twitter. L’un des objectifs poursuivi par ce groupe est de com- muniquer de manière réaliste sur le secteur agricole. Twitter, c’est une image et 280 car- actères Les tweets rebondissent très vite. Il suffit de dire quelque chose de perti- Sébastien Richard est agriculteur dans le Bas-Rhin. Il est vice-Président chez Jeunes Agriculteurs en France. Il est en charge du renouvellement des Générations en Agriculture et de la com- munication. Il nous a présenté les différents projets de communication positive développés pour améliorer l’image des agriculteurs et de l’agriculture en général. Contextualiser la communication sur le métier L’agriculture est au croisement des 3 sujets sensibles qui peuvent potentiel- lement déclencher des crises média- tiques: • Santé • Environnement • Alimentation - La valorisation du métier est un le- vier de communication pour anticiper les crises; - Le métier d’agriculteur et les pra- tiques sont méconnus du grand public; - La façon de communiquer évolue : il faut se professionnaliser. Jeunes Agriculteurs, en tant que syn- dicat de défense de la jeunesse agricole est au premier plan en matière de pro- motion du métier. Ce sont les adhérents qui contribuent à faire de ce métier un métier d’avenir. Professionnaliser le réseau Pour continuer à susciter des voca- tions, Jeunes Agriculteurs a réfléchit à nent et d’y associer les bons « hashtags ». On peut aussi bien toucher le grand public que les journalistes ou les politiques. Twitter, c’est professionnel Il faut investir ces milieux pour exposer notre situation en tant que agriculteur. Il faut apporter des arguments et un éclai- rage sur l’actualité du métier; Il faut être vrai: une photo ou une vidéo améliore la visibilité; Il faut faire de la communication positive, de l’humour, ... Cyrille Champenois, Président de «Agritwittos» présente son mouvement Thierry Bailliet, cultivateur dans le Pas-de- Calais, il se fait appelé également «Thierry, l’agriculteur d’aujourd’hui». Il publie réguliè- rement des vidéos à succès sur Youtube pour expliquer son métier. Il est venu partager son expérience. Pourquoi être YouTuber aujourd’hui? La vidéo a un aspect très intéressant: - elle a une valeur de proximité: le specta- teur vous reconnait: «vous êtes un peu chez eux, mais juste derrière un écran...»; - elle est touchante, l’information peut-être mêlée au divertissement; - elle a 53 plus de chances de bien se placer dans les moteurs de recherche par rapport à un texte écrit; - elle se partage très facilement. Le minimum requis pour communiquer via la vidéo - Il faut sourire, travailler sa diction, savoir se positionner en utilisant la technique, ... - Il faut surtout avoir envie de produire quelque chose: prendre son téléphone, rédiger un petit texte, ... - Il faut faire le premier pas et les retours seront positifs! Thierry Bailliet a donné quelques conseils pour communiquer efficace- ment via la vidéo comment valoriser cette profession: 3 messages clés ont été établi pour structurer la communi- cation: • Responsabilité : Les agriculteurs ont des pra- tiques agricoles responsables, respectueuses de l’environnement et du bien-être animal; • Modernité : Le métier d’agriculteur est inno- vant, en constante évolution en fonction des enjeux économiques, sociaux et environnemen- taux; • Proximité : Les agriculteurs sont proches de leurs concitoyens, et animent les campagnes avec passion. Un rapport à la communication a été établi en professionnalisant les usages: • Proposer des formations aux adhérents (usage des réseaux sociaux, savoir communi- quer en étant responsable syndical); • Préparer le réseau à la réalisation de straté- gie de communication; • Proposer au réseau l’organisation de groupes thématiques sur la communication à tous les échelons afin de travailler ensemble et mûrir des idées en commun. Concrétiser les campagnes de communication • Campagne « #NourrirLeFutur » a été créée pour faire évoluer le regard porté par le grand public sur le métier. Des affiches ont été réali- sées pour le métro, le salon SIA et les réseaux sociaux. • Projet de plateforme de promotion du mé- tier pour juillet 2018 But : Créer une plateforme d’information, de promotion et d’orientation du métier d’agricul- teur au niveau national Le Vice-Président Sébastien Richard a exposé la stratégie de communication développée chez Jeunes Agriculteurs en France Les jeunes agriculteurs prennent con- science de la nécessité de prendre leur communication en main Le ministre Collin débute son intervention en partant d’un constat: la plupart des scan- dales alimentaires sont extérieurs au monde agricole. Il est donc important d’informer, sensibiliser et convaincre nos consomma- teurs de la qualité du travail des agriculteurs. Des moyens existent, il faut les faire con- naitre et en développer d’autres! Le ministre énumère une série d’actions visant à promouvoir le secteur (un dos- sier de synthèse « Nutrition et environne- ment» vient d’être publié par le Collège des Producteurs, deux nouveaux sites : www. celluleinfoviandes.be et www.celluleinfolait. be ont été développés. Ils doivent être salués pour leur objectivité, leur rigueur scientifique et aussi leur utilité en termes de promotion, les Fermes en Ville et les Journées Fermes Ouvertes sont des événements qui existent depuis longtemps et qui, aujourd’hui, ap- portent de la transparence, ...) Communiquons en mettant en évidence les valeurs de notre agriculture et soyons proactifs! Pour le ministre, il faut de la transparence sur les pratiques. Il est donc indispensable d’ouvrir les portes de notre agriculture. Il faut communiquer en prenant des arguments qui sont séducteurs: la durabilité, l’innovation et Le Ministre-Président de la Wallonie, Monsieur Willy Borsus, le Ministre fédéral de l’Agri- culture, Monsieur Denis Ducarme et le Ministre régional de l’Agriculture, Monsieur René Collin ont eu l’occasion de prendre la parole pour partager leur point de vue à propos des sujets abordés durant cette assemblée et afin de donner de façon générale leur vison d’avenir pour les jeunes agriculteurs. Françoise Deliège Les ministres partagent leurs points de vue l’entreprenariat sont des dimensions à parta- ger avec les consommateurs! Monsieur Collin poursuit son intervention en faisant référence aux réseaux sociaux : «nous devons être proactifs, nous ne pouvons pas attendre les attaques. C’est ce que vous avez décidez de faire vous, les membres de la Fédération des Jeunes agriculteurs. Je tiens donc à vous féliciter pour la thématique de votre assemblée annuelle.» Les jeunes agriculteurs ont leur mot à dire La réforme du bail à ferme se finalise Le ministre salue le rôle que la FJA a joué dans les discussions liées à cette réforme: «vous avez produit des documents qui sont extrêmement fouillés, vous avez insisté sur le fait que c’est un élément essentiel pour le renouvellement des générations et donc vous devez être en première ligne! Les difficultés prononcées aujourd’hui par le secrétaire général ont été annoncées avec lucidité. » Monsieur Collin poursuit son intervention en précisant qu’il y aura encore des discussions mais peu. En effet, une note a été déposée au Gouvernement et l’ensemble des associations vont être convoquées pour faire le point très prochainement. Le ministre conclut ce chapitre en rappe- lant qu’il a envie de réussir cette réforme et qu’il ne prendra jamais le risque de venir au Gouvernement Wallon avec une note qui serait préjudiciable à l’avenir des Jeunes Agriculteurs Wallons. Il faut promouvoir des formations de qualité La formation agricole professionnelle est un élément clé dont la mise en œuvre est compliquée. Un appel à projets va être lancé avant Libramont pour que le parcours de for- mations 2019 puisse être mis en place plus aisément. Les discussions sur la PAC post 2020 sont en cours Le ministre précise que les notions qui tiennent à cœur les Jeunes Agriculteurs sont défendues lors de chaque rencontre de négo-

5. 05 29 mars 2018 tion, doit aller prioritairement vers les agriculteurs qui exercent encore réellement une activité agricole et vers ceux qui se lancent dans la pro- fession. Le règlement Omnibus, sorte de réforme à mi-parcours de cette PAC, laisse entrevoir des possibilités. La Wallonie pourrait ainsi décider qu’au- cun paiement ne soit accordé à des structures qui ne seraient pas enre- gistrées dans un registre social ou fis- cal. Nous souhaitons que ce dispositif soit également utilisé pour exclure les agriculteurs bénéficiant à la fois d’une pension de retraite et d’aides PAC. Elément suivant lié à la PAC, la régu- lation des marchés. « Un fleuve sans berge solide est un marécage». Cette citation n’est pas de moi mais de Dominique Pottier, député fran- çais. Justement, pour l’instant, force est de constater que l’agriculture navigue en plein marécage! Pour l’en sortir, il faut des balises, des méca- nismes de rééquilibrage entre l’offre et la demande. Nous savons qu’un tel dispositif porte ses fruits. Cela a été démontré en 2016 dans le secteur laitier! Malheureusement, la mise en place de ce type d’outils innovant ne fait pas partie, à l’heure actuelle, des intentions de la Commission. Nous le regrettons mais nous devons nous battre pour convaincre. La FJA vou- drait préciser cependant, que pour être totalement efficace et opérant, ce genre d’instruments flexibles et dynamiques ne devrait pas être utilisé en tant que pansement mais bien en guise de vaccin. En d’autres termes, prévenir plutôt que guérir. Je voudrais aussi partager avec vous une réflexion relative aux modalités d’attribution des aides PAC. Alors que la volatilité des prix ne cesse de s’ac- croitre, nous n’entrevoyons aucune volonté européenne de faire évoluer un système gangrené par le conser- vatisme. Conservatisme qui a pour conséquence, et le Ministre Collin l’a déjà soulevé, de constituer une entrave à la reprise. En effet, une aide à l’hectare favorise certainement le gonflement du prix de la terre mais n’apporte pas un réel soutien à la production et au revenu des agricul- teurs. Le constat est là, comment le faire évoluer? A vous et à vos homolo- gues européens de transformer l’essai Messieurs les Ministres. Vous connais- sez notre proposition en la matière. C’est-à-dire la mise en place d’un mécanisme d’attribution des aides, de type contracycliques. Autrement dit des aides variables en fonction du niveau des prix et des coûts de produc- tion. La FJA plaide également, à l’instar du CEJA, pour une aide spécifique jeune qui devrait être ajoutée à tous les dispositifs de soutien durant les 10 premières années après l’installation. Les jeunes agriculteurs doivent en ef- fet, plus que tout autre, faire face à de lourds investissements pendant cette période cruciale. Vous l’avez compris, chers ministres, nous at- tendons de vous une démarche volontariste et une recherche d’alliance avec les états aux posi- tions proches, parce que c’est d’abord et avant tout, à nos représentants politiques d’orienter la PAC et non pas à la seule commission. Permettez-moi d’ouvrir un chapitre consa- cré aux accords internationaux. Vous le savez, les discussions ont lieu en ce moment en vue de conclure les accords du Mercosur. Une fois de plus, les agriculteurs ont l’impression et pourraient bien être les dindons de la farce. En parlant de viande, il serait inacceptable et préjudiciable que l’importation de celle-ci soit la variable d’ajustement de ces accords. Un coup de poignard supplémentaire pour ce secteur déjà matraqué à bien des égards. Nous saluons le fait que cette préoccupa- tion soit également celle de la sphère poli- tique. Nous nous réjouissons que des débou- chés à l’exportation au Vietnam, en Chine ou au Japon voient le jour. La FJA n’est pas opposée aux échanges internationaux pour le secteur agricole. Les accords commerciaux sont nécessaires mais ils ne doivent pas être une fin en soi, ni, encore moins, un moyen de se substituer aux politiques agricoles. Le pre- mier marché sur lequel sont consommés les produits agricoles européens est bel et bien le marché européen et doit le rester. ADISA: Par rapport au deuxième pilier et au dos- sier ADISA, nous osons croire que le bout du tunnel va tout doucement être atteint. Même s’il reste encore des dossiers bloqués, les demandes sont traitées à temps et les paie- ments commencent à suivre. Il était temps après 3 années de mise en place et 3 ans c’est long pour les jeunes agriculteurs. La situation n’est pas parfaite pour autant. De trop nombreux problèmes techniques ou d’interprétations mènent à des dossiers défa- vorables aussi bien pour les aides à l’installa- tion qu’à l’investissement. Ces refus de l’ad- ministration sont quasi systématiquement motivés par des éléments qui n’avaient pas été discutés, concertés au préalable avec les organisations professionnelles. Nous regret- tons amèrement ce manque de communica- tion et d’anticipation. Une énième réunion à ce propos se tiendra demain. Nous espérons que tous les pro- blèmes, dont certains relevaient clairement de l’ineptie, soient définitivement à classer au rayon des mauvais souvenirs. Il est plus que temps que le bon sens revienne au centre des préoccupations. Nous tenons enfin à rappeler qu’il est in- dispensable pour la FJA de trouver un méca- nisme permettant d’aider les installations progressives. C’est-à-dire de permettre aux personnes ayant fait le choix d’être dans un premier temps agriculteur à titre complé- mentaire d’être éligibles à l’aide de première installation lorsqu’ils passeront à titre prin- cipal. Dans le contexte que nous connaissons actuellement, ce modus operandi doit être rendu possible car il répond à un besoin et à une réalité. La Formation: Venons-en à la formation, un chapitre qui tient également à cœur à la FJA. Celle-ci constitue une des clés de réussite de l’instal- lation et un outil fondamental pour faire face à la multifonctionnalité du métier d’agricul- teur. Malheureusement, la mise en place de ces formations s’apparente à un parcours du combattant. Nous déplorons ainsi le zèle à répétition de l’administration. Nous regret- tons que le S de SPW semble vouloir signifier Sanction pour certains agents de l’adminis- tration alors que, pour rappel, il signifie en réalité Service! Nous ne voulons certainement pas déro- ger aux règles en vigueur, nous souhaitons simplement qu’elles soient appliquées en concertation avec le secteur et qu’elles n’em- pêchent pas d’atteindre l’objectif de départ, qui est, rappelons-le, la mise en place de for- mations en adéquation avec les besoins réels du secteur et qui doivent permettre aux agri- culteurs de répondre aux défis de demain. Aujourd’hui, la mise en place de ces chemins vers le savoir s’apparentent pour les opéra- teurs de formation à un chemin de croix. Ne dit-on pas qu’on peut juger une société par ce qu’elle rend facilement accessible? Le foncier: Autre dossier extrêmement important pour les jeunes agriculteurs: l’accès au fon- cier. Celui-ci est identifié comme le frein le plus important à l’installation. La discussion autour de la future réforme du bail à ferme a donc retenu toute notre attention. La ré- glementation sur le bail à ferme qui était sensée aider au départ les agriculteurs les dessert actuellement. De plus en plus de bail- leurs, qu’ils aient été agriculteurs ou non, se détournent ainsi du bail à ferme. L’enjeu est donc de favoriser à nouveau la conclusion de baux en trouvant un délicat équilibre permet- tant à la fois d’assurer une sécurité d’exploi- tation suffisante pour les jeunes agriculteurs tout en permettant aux propriétaires de ne pas avoir l’impression d’être dépossédés de leurs biens. Cet épineux dossier a été pris à bras le corps par la FJA. Les membres com- posant le groupe de travail foncier ont fait preuve d’une grande maturité. Des propo- sitions équilibrées, pas forcément toujours partisanes, ont été remises au Ministre Collin et nous saluons au passage les avancées qu’il a pu obtenir dans la foulée. Plusieurs de nos demandes ont, en effet, été rencontrées. L’une d’entre elles, fondamentale, consistant à l’ins- tauration d’avantages fiscaux supplémen- taires pour les bailleurs concluant un bail de longue durée avec un jeune agriculteur. Nous déplorons cependant l’attitude des représentants d’une partie des propriétaires qui, par leurs nombreuses sorties média- tiques, mettent de l’huile sur le feu au lieu d’en mettre dans les rouages qui pourraient conduire à un accord. Alors que pourtant la balance des mesures proposées semble pen- cher très clairement en faveur des proprié- taires. Nous appelons le ministre à raison garder, et à ne pas céder à la pression de ce syndicat de propriétaires. Nous avons, de notre côté, émis également plusieurs réserves sur votre projet de réforme mais en privilégiant le dia- logue sans en faire étalage dans la presse. Nous n’accepterons pas une stratégie de marchand de tapis mais resterons fermes sur des éléments tels qu’un bail de droit commun de 36 ans minimum, que les nouveaux dispo- sitifs fiscaux soient destinés exclusivement en cas de bail conclu avec un jeune agricul- teur et sur la sacro-sainte liberté culturale même pour les biens appartenant à des pou- voirs publics. Ces éléments conditionneront un éventuel accord de la FJA dans cette épi- neuse réforme. Monsieur le Ministre Collin, rendons à César ce qui appartient à César, j’ose dire que la FJA a contribué grandement à cette réforme. Afin de ne pas être mis au rang de seconds couteaux, nous demandons une réunion rapide pour faire le point avec vous sur les avancées de ce dossier. Monsieur le ministre, nous avons acté favo- rablement le fait que les agriculteurs bénéfi- ciant d’une pension de retraite sans succes- seur ne pourront plus activer leur droit de préemption. Cependant, si comme vous l’avez exprimé à plus d’une reprise, il s’agit d’une avancée pour les jeunes agriculteurs, cela n’est en aucun cas suffisant aux yeux de la FJA. Pour nous, c’est l’accès même au bail qui doit être limité pour les agriculteurs se main- tenant en activité au-delà de l’âge légal de la pension et bénéficiant de celle-ci. Par rapport à cette revendication forte de la FJA, d’aucuns nous rétorquent sou- vent:«faites attention les jeunes, vous serez vieux un jour ». Je partage cet implacable constat mais je voudrais quand même ajou- ter ceci: «bien sûr les jeunes seront vieux un jour mais le seront-ils en tant qu’agricul- teur?» Dans ce contexte rien n’est moins sûr. Conclusion: Je voudrais conclure en vous assurant que la FJA restera plus que jamais mobilisée en cette année 2018: Premièrement pour mener à bien ce travail de renforcement de l’image de l’agriculture en mettant en œuvre les actions identifiées et décrites lors de cette assemblée. Deuxièmement pour assurer avec détermination le suivi des thématiques que je viens d’évoquer. Plus que jamais nous œuvrons au service des jeunes agriculteurs. Ensemble, prenons en main l’agriculture de demain. ANIMATION CONSEIL POSITIONNEMENT FORMATION POURQUOI ? NOS AXES DEVENIR MEMBRE D’ABORD POUR ... Ü Rencontrer d’autres jeunes futurs agriculteurs ou agriculteurs installés Ü T’investir et participer à l’organisation d’activités récréatives, sportives, culturelles,... Ü T’informer des possibilités de formations et de l’actualité agricole Ü Donner ton avis, faire des propositions pour préparer les positions de la FJA sur les sujets qui concernent directement les jeunes agriculteurs ET EN PLUS ... Ü Recevoir l’hebdomadaire « Pleinchamp » et le complément « L’Echo Des Jeunes » GRATUITEMENT Ü Obtenir des réductions sur les activités organisées par la FJA

4. défendons! Et puis il y a le débat budgétaire! Monsieur Collin termine ce chapitre en invi- tant les jeunes à s’impliquer fortement dans toutes les discussions et négociations qui auront lieu! En conclusion Nous avons entendu de la part des jeunes une volonté d’engagement à communiquer vers l’extérieur. C’est essentiel car si vous dé- cidez vous-même de vous impliquer et bien c’est un gage de succès: l’avenir de l’agricul- ture nous voulons y contribuer tous mais c’est davantage votre affaireet cela doit être votre défi! 04 29 mars 2018 Vous trouverez ci-dessous le discours pro- noncé par Guillaume Van Binst, Secrétaire Général, à l’occasion de l’assemblée annuelle de ce 9 mars dernier Monsieur le Ministre-Président, Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les députés, Chers partenaires, Chers membres, chers amis, Je voudrais tout d’abord adresser une série de remerciements: • Remercier les intervenants de cette soirée • Remercier les membres du Bureau natio- nal et du bureau administratif de la FJA pour leur contribution à la réussite de cette soirée • Remercier le Ministre-Président de la Région Wallonne d’être présent parmi nous ce soir. C’est une première • Remercier les 2 Ministres de l’agriculture d’avoir répondu présents • Vous remercier enfin et surtout vous très chers membres pour votre présence nom- breuse comme à l’accoutumée. Mon intervention aura pour finalité de dresser l’état des principaux dossiers qui concernent les jeunes agriculteurs ceux-là mêmes qui rythment et rythmeront cette année 2018. Avant toute chose, je voudrais signaler que nous avons la chance en Belgique d’avoir des Ministres en charge de l’agriculture et même un Ministre-Président soucieux de l’impor- tance du secteur et de ses acteurs. Mais rassu- Pour Monsieur le Ministre Ducarme, les défis concernant l’agriculture sont nombreux. Même si, sur le plan poli- tique, il est extrêmement déterminé, il précise qu’il faut être vigilant. En effet, la situation n’est pas facile: le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 40 % en moins de 15 ans, un agriculteur sur 4 ne sait pas si son exploitation sera reprise, l’âge moyen des agriculteurs est de 52 ans, ... Bref, nous avons impérativement besoin de nouvelles générations d’agriculteurs ! La révision prochaine de la PAC est un sujet au cœur de toutes les discussions Le Ministre travaille avec les régions pour que la future PAC mette en place des dispositifs qui soutiennent véri- tablement les jeunes agriculteurs. Cependant, il précise que le rendez- vous budgétaire est très difficile. Au niveau des alliances avec d’autres Etats Membres, il considère que cer- taines sont positives mais que les po- sitions au fur et à mesure des conseils européens se durcissent: les discus- sions sont difficiles. En effet, un cer- tain nombre de pays ne veulent pas d’une PAC qui se pérennise comme nous l’entendons. Accords avec les pays du Mercosur, les positions évoluent Monsieur Ducarme défend le fait qu’il est impératif d’avoir une Union Européenne qui commerce, qui protège. Cependant, il faut aussi qu’elle progresse. Une série de réunions ont eu lieu et elles mettent en lumière les in- térêts défensifs par rapport à ce qui attrait à la viande bovine: celle-ci ne pourra pas être reléguée au rang de variable d’ajustement. Il conclut le chapitre en précisant qu’il faudra continuer à aller gagner des parts de mar- chés à l’extérieur, il faut être proactif dans la recherche de commerces internationaux. La thématique choisie par la FJA est formidable! L e ministre rappelle que derrière les produits alimentaires, il y a le travail de l’agriculteur! Il précise qu’il faut revenir aux fondamentaux et donc il est urgent de rappeler que sans agricul- ture il n’y a pas de nourriture. Communiquer, c’est créer du dialogue mais c’est parfois mener un combat. En effet, il constate que les agricul- teurs n’ont pas que des amis: «nous sommes victimes d’un courant d’«écolo-intégristes» qui casse l’agriculture! Nous devons le dire aussi au niveau politique. La coexistence des différents types de mode de production et de commercia- lisation est essentielle. L’usage des produits phy- tosanitaires est à l’heure actuelle indispensable. Chez les agriculteurs, ils sont utilisés de manière à en voir réduire la quantité!» Monsieur Ducarme souhaite travailler sur la communication. Il a d’ailleurs sollicité une entrevue avec la FJA afin d’envisager un sou- tien financier pour mettre en place le travail de communication positive avec les jeunes agricul- teurs. Le Ministre-Président de la Wallonie, Willy Borsus était le dernier interve- nant de cette soirée. Il débute par une question: Que pouvons-nous faire au maximum aujourd’hui pour répondre encore plus fortement à cet extraordi- naire défi qui est l’agriculture? En ef- fet, la situation est difficile, parfois in- certaine. Le doute est présent dans un certain nombre de familles: il s’agit de celles et ceux qui se posent la question de la transmission, de la reprise ou encore des conditions économiques. Selon lui, il est sans doute important de se mobiliser afin d’établir un nou- veau contrat de société, une forme de proximité nouvelle entre les citoyens et ceux qui travaillent la terre. Au niveau des politiques, il faut se concentrer sur quelques points Les mécanismes de marchés doivent être plaidés En plus des points plaidés par les deux mi- nistres précédents, Willy Borsus insiste sur le fait qu’il faut des balises, des filets de sécurité par rapport aux marchés. Des mécanismes doivent être développés de manière à régler un certain nombre de situation, voire d’anti- ciper les disfonctionnements en cas de crise. Il faut éviter les situations insoutenables en terme de prix et donc de salaires minimum. ciations: la définition d’agriculteurs actifs, la nécessité de donner la prio- rité aux Jeunes dans le paiement des aides, la régulation des marchés, ... sont autant de sujets qui sont mis en avant lors de chaque rencontre. Le ministre poursuit en précisant que c’est un dossier difficile et qu’il y a peu d’alliés: il y a des difficultés par rap- port à quelques pays qui ne veulent pas entendre parler de régulation ou encore d’autres aides que celles liées à la surface. Certains pays sont oppo- sés à une agriculture familiale, géné- ratrice d’emplois et qui tient compte de la durabilité, agriculture que nous La FJA exprime sa position et ses revendications via le discours percutant de son Secrétaire Général Au niveau européen, il y a des points de dé- marcation entre certains pays. Cela n’em- pêche en rien que nous devons nous engager et prendre comme opportunité le renouvelle- ment des instances européennes pour déve- lopper une politique d’influence de celles et ceux qui feront avancer un certain nombre de lignes par rapport aux enjeux fondamentaux pour les politiques de marchés. La valorisation des produits est un élément majeur Assurer une juste rémunération par rap- port aux productions, que ce soit dans les marchés de proximité ou à l’exportation est prioritaire. Le ministre insiste: «nous devons nous approprier au maximum les marges possibles en termes de valorisation des pro- duits. Si on veut structurellement aider l’agri- culture, en plus des aides et des mécanismes compensatoires, nous devons continuer à approfondir notre travail concernant les prix. Cela passera par la transformation chez nous d’un maximum de la production, par la recherche et l’innovation, par la valorisation dans de nouvelles spéculations, par le secteur énergétique, ... De plus, il faut être à l’offensive au niveau des marchés internationaux : si nous ne sommes pas présents à l’internatio- nal, les seules victimes seront en Belgique car les autres agences de commercialisation sont extrêmement présentes! Nous devons être là, c’est impératif!» PAC : un message fort concernant la préservation du revenu est porté Monsieur Borsus insiste sur le fait qu’il est indispensable d’apporter des montants complémentaires au niveau du budget de la future réforme de la PAC, sans quoi, les objec- tifs seront difficiles à atteindre sachant qu’il y a des demandes de financements pour soute- nir d’autres politiques. En conclusion: il est important de tra- vailler au niveau de la communication «Nous devons aider les citoyens à aimer ceux qui travaillent la terre. Respecter les ra- cines, c’est respecter et bâtir dont nous avons besoin !» Monsieur Borsus conclut en faisant part de sa conviction quant à travailler au ni- veau de la communication! Garder la convic- tion, c’est garder la confiance! Prenons en main l'agriculture de demain OBJECTIFS & ACTIONS ANIMATION La FJA, c’est : l 3000 membres, 660 responsables élus du local au national l De l’animation en milieu rural : fermes en ville, CMJ, soirées, ... l Une organisation de jeunesse reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles FORMATION La FJA est reconnue en tant que Centre de Formation Professionnelle en agriculture par la Région Wallonne. Elle organise partout en Wallonie : l Des cours A « techniques agricoles » l Des cours B « gestion et économie agricole » l Des cours C « perfectionnement » l Des stages agricoles l Des formations pratiques en vue de l’obtention du permis G CONSEIL La FJA, votre partenaire pour une installation réussie : CAP-Installation : accompagnement personnalisé de porteurs de projets d’installation en agriculture (avec le soutien de la Région Wallonne) POSITIONNEMENT La FJA représente et défend les intérêts des jeunes agriculteurs : l Concertation avec les pouvoirs publics et représentation à diff érents niveaux l Membre actif du Conseil Européen des Jeunes Agriculteurs l Publication du complément « L’Echo des Jeunes » dans le journal « Pleinchamp » www.fja.be Fédération des Jeunes Agriculteurs - Chaussée de Namur 47 - 5030 Gembloux Tél : +32(0)81/62 74 41 - Mail : info@fja.be Guillaume Van Binst, Secrétaire Général de la FJA, fait passer les principales revendications du mouvement rez-vous, je ne compte pas passer de la crème à lustrer durant toute mon intervention pour autant. En effet, beaucoup reste à faire, et nous attendons plus que jamais de vous, chers mandataires, que vous fassiez preuve d’un courage politique de tous les instants, et ce dans différents dossiers. Pas pour les beaux yeux des jeunes agriculteurs, encore moins pour ceux de la FJA, mais bien pour le modèle agricole familial que nous défendons, pour l’agriculture, pour son avenir. Pour une question de timing j’ai évidem- ment dû me limiter à quelques dossiers chers à la FJA. Je vous propose de les passer en revue. La PAC: La réforme post 2020 est cruciale pour l’ave- nir des agriculteurs, des jeunes agriculteurs en particulier. Pour la FJA, l’objectif prioritaire, qui est également un vrai défi, est le renou- vellement des générations. Un changement s’impose et passera par une réorientation voire une réinvention de la PAC. Les premières intentions de la Commission sur la réforme sont malheureusement une pâle copie de la programmation en cours et ne nous ap- porte, donc, aucune forme d’apaisements. Il conviendra donc de se montrer particulière- ment actif, et notamment avec le CEJA, pour faire évoluer ces intentions. Le budget, c’est le nerf de la guerre. Celui dédié à la PAC est en sursis pour différentes raisons. Le Brexit en est une. J’aspire à ce que l’intuition de l’éminent orateur présent au congrès de la FWA, Bruno Colmant, se vérifie dans les faits. À savoir que ce fameux Brexit n’ait finalement pas lieu dans des propor- tions aussi extrêmes que celles évoquées au départ. L’incidence sur le budget de la PAC serait dès lors réduite. Dans le contexte par- ticulièrement anxiogène du moment, qu’une pointure en économie puisse envisager ce scénario doit représenter une réelle lueur d’espoir. Un autre élément : la définition de l’agricul- teur actif. La FJA s’est déjà exprimée là-dessus. Le budget, d’autant plus s’il est en diminu-

8. 08 29 mars 2018 Planning Challenge CMJ 2018 Avril et Mai DIMANCHE 22 AVRIL  FJA WPJ: CMJ BBB DIMANCHE 29 AVRIL FJA HANNUT : CMJ BBB DIMANCHE 6 MAI  FJA LEUZE : CMJ BBB FJA EGHEZEE : CMJ BBB DIMANCHE 13 MAI   FJA ROCHEFORT : CMJ BBB Nouveaux comités FJA 2018 FJA WPJ PRÉSIDENT  : Antoine STROO 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Jean-Philippe PIERARD TRÉSORIER  : Matthieu LEBRUN SECRÉTAIRE  : Jean-Charles DERMOUT VICES-PRÉSIDENTS : Benjamin FERRIERE, Julien BOESMANS, Jérémy HANNON, Guillaume DOCQ DÉLÉGUÉS : Thomas KEMPINAIRE, François MONIQUET, Benoît TITS, Justine PILET, Pauline GRYSPEERT, Pauline VERHULST FJA PROVINCIALE DU BRABANT PRÉSIDENT  : Matthieu LEBRUN 1 er VICE-PRÉSIDENT : Guillaume BOESMANS TRÉSORIÈRE  : Amélie LIMBOURG SECRÉTAIRE : Marie-France LIBERT VICES-PRÉSIDENTS : Guillaume DOCQ, Xavier DECOSTER, Jean- Philippe PIERARD, Jérémy HANNON DÉLÉGUÉS : Loïc DEWAELE, Catherine SANSDRAP, Mathieu VANHASSEL, Laurent NOEL, Florent WILLOCQ, Anne-Catherine DALCQ, Loïc DHEYGERE FJA MONS-QUIEVRAIN PRÉSIDENT : Thibaut BEKAERT 1 er VICE-PRÉSIDENT : Nathan PATTYN TRÉSORIÈRE  : Margot PREUX SECRÉTAIRE : Chloé BEKAERT VICES-PRÉSIDENTS  : Elodie BEKAERT, Gautier DELEFORTRIE, Simon GODEFROID, Cyrille DELEFORTRIE DÉLÉGUÉS  : Tim BEECKMAN, Yohan BROHEZ, Tristan RENON, Hugo DENEVE, Bertrand JAUPART, Lucas TERCELIN FJA LEUZE PRÉSIDENT  : Simon DUPIRE 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Remi CARTON TRÉSORIÈRE : Manon VANDECNOCKE SECRÉTAIRE  : Léa DUPIRE VICES-PRÉSIDENTS : Caroline VELGHE, Andy DE BACKER, Louis DUPIRE Maxime FLAMENT DÉLÉGUÉS  : Louise MAES, Maïté GROSSEMY, Adèle DESMET, Mathilde DESIMPELAERE FJA BEAUMONT PRÉSIDENT : Guillaume PINPIN 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Lionel GREMEZ TRÉSORIER  : Emmanuel GREMEZ SECRÉTAIRE  : Xavier GOBERT Vices-Présidents  : J USTI N BU LTOT, Christophe MATHIEU, Jérôme GOBERT, Renaud DEVIERE DÉLÉGUÉS  : Nicolas GOBERT, Corentin ATREMEZ, Simon PREAT, Steve RAVIDAT FJA MERBES-BINCHE PRÉSIDENT : Vincent MAINIL 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Joris BIENFAIT TRÉSORIER  : Florent DUBOIS SECRÉTAIRE  : Justine VANDERSMISSEN VICES-PRÉSIDENTS : Camille MARTLE, Damien VANDEKERCKHOVE, Arnaud DUFRANE, Florent BOUDART DÉLÉGUÉS  : Morgane CARLIEZ, Mickaël NAVEZ, Juliette GOETHALS, Ludivine VANDEKERCKHOVE, amé- lie BUTTON, Pauline LEPOMME, Sébastien DUFRANE FJA TOURNAI 1 PRÉSIDENT  : Charles SCHOTTE 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Cyril VANUEL TRÉSORIER  : Benoît TRUFFAUT SECRÉTAIRE  : Ophélie DECONINCK VICES-PRÉSIDENTS : Adrien VAUCANT, Fanny DEBUE, Jean DUBUISSON, Aubin FAUVARQUE DÉLÉGUÉS  : Clément FRANCOIS, Denis VANDENBERGHE, Laure VANDEGHNSTE, Cédric MOULIN, Anthony PIENS, Alexandre VAUCANT FJA TOURNAI 2 PRÉSIDENT  : Adrien PLANCQUAERT 1 er VICE-PRÉSIDENT : Martin VANDEPUTTE TRÉSORIER  : Tom CORNU SECRÉTAIRE  : Eloïse DECONINCK VICES-PRÉSIDENTS  : Justin COSSEMENT, Anne LELEU, Sébastien CALLENS, Romain SECRET DÉLÉGUÉS : Benjamin DEWAELE, Thomas DUPUIS, Raphaëlle PAUWELS, Paul-Henri COSSEMENT, Romain LOUETTE, Célestin VRAUX, Justine DOYE FJA PROVINCIALE DU HAINAUT PRÉSIDENT  : Antoine CHLEIDER 1 ère VICE-PRÉSIDENTE : Noémie PAILLOT TRÉSORIER  : Nicolas REYNENS SECRÉTAIRE  : Maelys DAULMERIE VICES-PRÉSIDENTS  : Vincent MAINIL, Valentin DECOSTER, Robin VANNESTE DÉLÉGUÉS  : Quentin SERMEUS, Mathis DELPORTE, Sylvain DARDENNE, Adrien PLANCQUAERT, Simon PARMENTIER, Denis KAIRET, Joris BIENFAIT, Nathan PATTYN, Valentin FLAMENT, Anthony DEBAILLEUL, Simon DUPIRE, Guillaume PINPIN, Charles SCHOTTE FJA CONDROZ- LIEGEOIS PRÉSIDENT  : Simon HALLEUX 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Jérôme ROCOUR TRÉSORIER  : Olivier WITVROUW SECRÉTAIRE  : Carole DOCHAIN VICES-PRÉSIDENTS : Ambroise LAMBION, François OYAERT, Pauline GROSJEAN, Tom MALCORPS DÉLÉGUÉS  : Thomas HALLEUX, Laura TASIAUX, Charles DUBOIS, Laurent OERLEMANS, Nicolas GILLET, Florent COLSON, Jérôme PIAN FJA PROVINCIALE DE LIEGE PRÉSIDENT  : Jérôme BREDO 1 er VICE-PRÉSIDENT : Pierre COLLIENNE TRÉSORIER  : Damien GRENSON SECRÉTAIRE : Pauline AHN VICES-PRÉSIDENTS : Bernard FASTRE, Sébastien MEENS, Julien LAMBERT DÉLÉGUÉS  : Mikael BONFOND, Alexandre ANDRE, Thomas CRUTZEN, Guillaume MEENS, Jean ROYER, Simon HALLEUX, Simon BIEMAR, Adrien LUXEN, Anthony DELREE, Arnaud RUBENS, Marthe CORSTJENS FJA BASTOGNE PRÉSIDENT  : Emilien KAISER 1 er VICE-PRÉSIDENT : Tanguy CONRARD TRÉSORIER : Antoine BLERET SECRÉTAIRE  : François WINKIN VICES-PRÉSIDENTS : Aline WILLEME, Jean-Michel LOUIS, Pierre-Henri LEQUEUX, Cédric SKA DÉLÉGUÉS : Nicolas ISTASSE, Dimitri MOINET, Adrien MOINET, Florent SON, Florent NISSEN, Xavier CARA FJA SUD LUXEMBOURG PRÉSIDENT  : Thomas GOBERT 1 er VICE-PRÉSIDENT : Nicolas BECHET TRÉSORIER  : Corentin JAAQUES SECRÉTAIRE  : Killian GOFFLOT VICES-PRÉSIDENTS : Etienne GROGNA, Nicolas TOURNEUR, Edwin MEISCH, Arnaud KRIER DÉLÉGUÉS  : Alison LOCKMAN, Julien PHLYPO, Chloé MULLER, Camille KRIER, Elodie BECHET, Lucie HENRION, Cyril DUCHENE FJA CENTRE ARDENNE PRÉSIDENT : Steeve PIERRE 1 er VICE-PRÉSIDENT : Corentin GOTAL TRÉSORIÈRE  : Mathilde ELOY SECRÉTAIRE  : Céline BLAUDE VICES-PRÉSIDENTS : Augustin INCOUL, Florian GOTAL, Dylan DUPUIS, Louis DUBOIS DÉLÉGUÉS : Samuel FRANCK, Guillaume ARNOULD, Nicolas KNOTT, Geoffrey CLAUDE, Patrick GUILLAUME, Frédéric INGELBREVHT, Gaëtan WATHELET FJA NORD LUXEMBOURG PRÉSIDENT  : Damien LEONARD 1 er VICE-PRÉSIDENT : Valentin LEEMANS TRÉSORIER  : Antoine COLLIN SECRÉTAIRE  : Elisa GAILLARD VICES-PRÉSIDENTS : Florie POIRRIER, Julie LEQUEUX, Corentin PONCIN, Anaëlle COLLIN DÉLÉGUÉS  : Julie BORSU, Bertrand DESERT, Mathieu DUFEY, Antoine BILLA, Adeline SOYEUR, Julien PEKEL, Damien PONCIN FJA HOUFFALIZE- VIELSALM PRÉSIDENT  : Pierre-Olivier JONKEAU 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Pierre HUBERT TRÉSORIER  : François REMACLE SECRÉTAIRE  : André PIRSON VICES-PRÉSIDENTS : Benoît DECKERS, Adrien PIRSON, Grégory THEIS, Ludovic NICOLAY DÉLÉGUÉS  : Mathieu LODOMEZ, François MONFORT, Romain NISSEN, Jonathan NIVARLET, Ellen REMACLE FJA PROVINCIALE DE LUXEMBOURG PRÉSIDENT : Grégory THEIS 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Pierre HUBERT TRÉSORIÈRE  : Anaëlle COLLIN SECRÉTAIRE  : Julie LEQUEUX VICES-PRÉSIDENTS : Damien LEONARD, Pierre-Olivier JONKEAU, Etienne GROGNA, Emilien KAISER DÉLÉGUÉS : Antoine BLERET, Corentin GOTAL, Pierre-Henri LEQUEUX, Steeve PIERRE, Thomas GOBERT, Julie BORSU, Augustin INCOUL, Nicolas BECHET, François WINKIN FJA ANDENNE PRÉSIDENT  : Martin DENEIL 1 er VICE-PRÉSIDENT : Guillaume SURLEMONT TRÉSORIÈRE  : Zoé LAMONTAGNE SECRÉTAIRE : Pauline GALET VICES-PRÉSIDENTES : Camille DEFAYS, Clarisse LAMONTAGNE, Flore TONGLET, Harriet PIERARD DÉLÉGUÉS  : Simon BEGUIN, Adrien DEVILLERS, Clément HARZIMONT, Romain HAMPERT, Thomas SURLEMONT, Fiona LEONARD, Maxime RIFLET FJA EGHEZEE PRÉSIDENT  : Thibaut DUPUIS 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Jérémy VANDAMME TRÉSORIER  : Bertrand DUPUIS SECRÉTAIRE : Louis DELMELLE VICES-PRÉSIDENTS : Benjamin THIRION, Pierre DEBLED, Jérôme DUPUIS, David CHAVEE DÉLÉGUÉS  : Henry PAQUET, Valentine CROMBEZ, Charline LAMARCHE, Hélène MAILLEUX, Eloïse DAENS, Antoine LAHAYE, Quentin BRIDOUX FJA GEMBLOUX PRÉSIDENTE  : Louise DENOLF 1 er VICE-PRÉSIDENT  : Axel JERGEAY TRÉSORIÈRE  : Lara FAVERO SECRÉTAIRE  : Justine WILMOT VICES-PRÉSIDENTS : Sylvain DENOLF, Igor VAN DE WALLE, Maxence VAN DE WALLE, Nicolas SCHERPEREEL DÉLÉGUÉS  : Elise DENOLF, Mathilde CROMBEZ, Jean DENOLF, Simon CLOET, Antoine VANDENBERGHE, Antoine VAN DEN BULCK, Edouard POTIER FJA ROCHEFORT PRÉSIDENT : Romain BILLY 1 er VICE-PRÉSIDENT : Mathieu RASSCHAERT TRÉSORIER  : Mathieu MARLAIR SECRÉTAIRE  : Camille LAVENS VICES-PRÉSIDENTS : Véronique RENAVILLE, Cyril ANDRE, Anaïse BAQUET, Julien LISSOIR DÉLÉGUÉS : Pierre-Edouard CHARLIER, Cécile COSSE, Thibault LAVIS, Nicolas DOZOT, Eric RENAVILLE, Mathilde HEBRANT, Franck TERWAGNE FJA CINEY PRÉSIDENT  : Vladim DOZOT 1 er VICE-PRÉSIDENT : François GILLET TRÉSORIÈRE : France KALLEN SECRÉTAIRE  : Emilie DESSEILLE VICES-PRÉSIDENTS  : Edouard DENEIL, David DORMAL, Steve JOTTARD, Arthur DACHELET DÉLÉGUÉS  : Baptiste SOLOT, Adrien MARTINUSSEN, Maxime GATHY, Rosalie BOCLINVILLE, Louise GILLET, Catherine BERGAMIN, Harold TALMASSE FJA PROVINCIALE DE NAMUR PRÉSIDENT  : William STEPHENNE 1 er VICE-PRÉSIDENT : Basile ANDRE TRÉSORIER  : Vladim DOZOT SECRÉTAIRE  : Céline RABEUX VICES-PRÉSIDENTS : Antoine BERNARD, Guillaume HALLEUX, Maurice MASSART DÉLÉGUÉS : Martin DENEIL, Mathieu COLLARD, Cyril TONO, François GILLET, Augustin HUYS, Célie PINELLE, David CHAVEE, Leon DELSAUX, Julien CREVITS, Romain B I L LY Tournée provinciale : Rencontre avec un jeune agriculteur luxembourgeois titut Provincial d’Enseignement agronomique de la Reid. Par la suite, il a réalisé son stage en collaboration avec la FJA dans deux structures distinctes: une première partie au centre de Michamps et la seconde dans un élevage porcin dans les Côtes-d’Armor en Bretagne. Ce stage à l’étranger lui a apporté une certaine ouverture d’esprit et la découverte d’une spéculation qu’il connais sait peu. Les projets de Pierre-Olivier Evoluer et tendre vers plus d’autonomie Pierre-Olivier réfléchit à une source d’énergie renouvelable. Il souhaite concrétiser un projet de biométhanisation qui permettrait une pro- duction de 250KW en 2019: le gaz produit sera transformé en chaleur qui permettra de chauf- Pierre-Olivier Jonkeau s’est associé à ses parents sur l’exploitation familiale le 1 janvier 2017 à Taverneux, petit village de la commune de Houffalize. Ils gèrent ensemble une ferme de polycultures élevage, comportant des troupeaux Holstein et BBB. Alimentation : 1/3 des céréales de l’exploitation sont valorisés dans les rations. Achat de pulpe sèche et de soja à l’extérieur C’est la 6ième génération sur l’exploitation. Main d’œuvre : 4 UTH (père, mère, Pierre-Olivier et un ouvrier) OTE : Exploitation mixte culture-élevage Activités de diversification : Fabrication de produits laitiers fer 4 structures sur le site de l’exploitation: deux habitations, un gite et l’eau utilisée dans la laiterie et la salle de traite. Cette chaleur sera mise également à profit dans un séchoir multi- fonction (pour les pois, maïs grain, plaquettes de bois, ...) Au niveau de l’autonomie alimentaire, il expérimente sur l’exploitation la production de lupin afin d’augmenter l’indépendance protéique. Il s’informe continuellement afin d’essayer d’être au maximum pro-actif. Vu le développement de l’agriculture aujourd’hui, Pierre-Olivier considère que la transformation et la vente de produits laitiers constituent une belle plus-value à l’exploita- tion. Un atelier dédié à la transformation de la viande pourrait être également réfléchi. Au niveau de l’exploitation, Pierre-Olivier souhaite l’optimaliser. Le confort des animaux, l’amélioration des paramètres technico-éco- nomiques, la rentabilité, ... sont autant de pré- occupations réfléchies en permanence par la famille Jonkeau. Communiquer pour expliquer son métier Suite au scandale Véviba, Pierre-Olivier a écrit un petit message sur les réseaux sociaux. Ce petit communiqué s’est très vite répandu et les médias télévisés ont réalisé une interview. Cette petite action montre à quel point il est in- dispensable de communiquer avec le consom- mateur. C’est pourquoi, notre jeune agriculteur n’hésite pas à expliquer sa profession afin de sensibiliser le monde extérieur. Pierre-Olivier est très réceptif à l’idée de par- ticiper activement aux différents projets de communication qui vont être développés par la FJA. Il a des idées « plein la tête » et a hâte de les concrétiser! Pierre-Olivier est président de la sec- tion Houffalize-Vielsam. Il participe également aux réunions provinciales car il souhaite apporter sa pierre à l’édi- fice. Il a effectué une formation en tant que technicien en agriculture à l’Ins-

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