Echanges internationaux
Sénégal
International | Intérêts partagés sur la scène internationale |
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Aux sceptiques qui pensent qu’on ferait mieux de s’occuper de nos propres problèmes plutôt que de s'inquiéter de ceux des agriculteurs africains, on peut rappeler que l’enjeu des discussions qui se tiennent, aujourd’hui même, à l’OMC concerne tous les producteurs familiaux, aussi bien chez nous que dans les pays en développement. Et nous pouvons dire aujourd’hui que ces échanges entretenus depuis une dizaine d’années avec les agriculteurs sénégalais ont également progressivement permis d’identifier des intérêts communs que les agriculteurs sénégalais et belges ont sur la scène internationale, et en particulier dans le cadre de ces négociations agricoles qui se tiennent à l’OMC. Cette réflexion, entamée depuis les accords du GATT sur les tarifs douaniers en 94, a ainsi récemment permis à la FWA de signer, au même titre que de nombreuses organisations paysannes de tous les continents, les "Déclaration de Dakar et de Chapeco " qui remettent en cause la voie de libéralisation totale des marchés agricoles choisie à l’OMC pour l’agriculture et qui dénoncent les dégâts engendrés par ce genre de conception. Sans entrer dans les détails, les organisations de producteurs, qu’elles soient du Nord ou du Sud, appellent leurs gouvernements à défendre le principe de la souveraineté alimentaire qui est le droit des peuples et communautés à définir eux-mêmes des politiques alimentaires et agricoles qui soient appropriées sur les plans:
Pour ce faire, ils souhaitent qu’on puisse utiliser efficacement différents instruments tels que les protections aux frontières associées à la gestion de l’offre. La présence de la FWA et de la FJA au sein de la Plate-Forme Souveraineté Alimentaire (PFSA) s'inscrit également dans ce cadre. Pour défendre ces choix partagés sur la scène internationale, il est bien entendu nécessaire que la mobilisation soit la plus large possible. Il est impossible de vouloir régler un problème qui touche tous les paysans par un groupe majoritaire ou minoritaire. Cela doit être un débat de tout le monde. Voilà pourquoi ces échanges sont justifiés et doivent s’inscrire, nous semble-t-il, dans la durée. |
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